ÊTRE
FRANÇAIS ?

Une collection collective de mots et de signes
Nice, Chaumont, Paris – depuis 2016

UNE CONSTRUCTION.

Dont les premières pierres ont été posées à Nice, quartier de L’Ariane, par deux associations, Médiation Cité et Alpes-Maritimes diversité, et un groupe de femmes en alphabétisation.

« Nous n’avons pas les mots pour dire ce que nous voulons dire. »,
regrettent les femmes suite à une rencontre sur la citoyenneté avec le sous-préfet à la ville.
Les acteurs sociaux en appellent à un acteur artistique.

Un écrivain, Michel Séonnet.
Pour (se) poser cette question : ÊTRE FRANÇAIS ?
Commencent trois mois d’écriture.
Des textes riches qui nourrissent la parole des femmes.
Et l’évidence que l’on ne peut pas en rester là.
Trois mois d’écriture encore.

Cette fois l’écrivain fait appel à un autre artiste, un passeur d’images.
Jean-Marc Bretegnier.
Le dialogue entre images et mots s’engage.
La démarche artistique s’affirme.
La justesse de ce qui vient dans les ateliers pousse à encore aller plus loin.
À étendre le projet à d’autres groupes des quartiers de Nice.
Et susciter, en partenariat avec le réseau du Musée national de l’histoire de l’immigration, d’autres groupes dans d’autres villes.« 

En février 2017, Être Français s’installe à Chaumont. Avec le centre social Point Commun, le CADA, l’association Initiales, nous nous attelons à notre tour à la question : Être Français ? On démarre doucement en partant de soi, de ses origines, et puis Aragon fait irruption et vient ouvrir grand la discussion : « Je vous salue ma France » comme un réservoir de mots à faire résonner avec notre époque, nos vécus. Et déjà, pas une réponse mais des dizaines de mots, de propositions pour frictionner ce « gros mot », Être Français.

Une exposition permet de partager et de célébrer ces premiers mots dans le cadre de la Biennale de Design Graphique 2017 de Chaumont, porté par le Signe, centre national du graphisme.

Début 2018, les mots deviennent signes et aboutissent symboliquement à la création de drapeaux, entièrement pensés et réalisés avec les habitants.

Une nouvelle exposition, au Quarante’4 cette fois-ci, dans la récente maison de projets de La Rochotte, permet de donner à voir la finalisation du travail à Chaumont. Les 8 drapeaux sont fièrement hissés, en regard des 8 quatrains sélectionnés. Sont également affichées des photos du « chantier graphique » ainsi que des cartes postales et un livret de 24 pages regroupant l’ensemble des textes et des signes.
Le vernissage constitue un beau moment de partage avec une présentation du travail en complicité entre institutions, participants et concepteurs du projet.

Projet en partenariat avec l’AHMI, le Cada de Chaumont, l’association Initiales,
le centre social Point Commun, les Silos, et avec le soutien du CGET, de la Drac Grand Est,
de la politique de la ville de Chaumont, de la région Grand Est
et du Signe, centre national du graphisme.

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